Mise en Travail de la démocratie, par Marc Lacreuse
  (référents : Marc Lacreuse & Christian Maurel , du Collectif " Education populaire et Transformation sociale " )  Cette table ronde a réuni une vingtaine de personnes .
Les échanges très nourris ont permis de mettre en avant les constats et propositions suivants :
- la mise en débat de la démocratie participe d'une dynamique visant à contrer l'idéologie du renoncement et à s'opposer à la tentative de voir le néolibéralisme capitaliste , le " marché " financier , vider la vie démocratique réelle de toute capacité transformatrice
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- la crise actuelle de la démocratie purement délégataire engendre toutes les autres , y compris celle du travail . d'où la nécessité de ne pas les séparer dans une approche critique
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- disparition progressive des lieux de débats publics consacrés aux problèmes de société et à ceux la vie quotidienne, remplaçés par la télévision où le citoyen est nié , ne peut intervenir ( référence à " La société du spectacle " de Guy Debord ).
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- il s'agit de remettre en cause l'idée selon laquelle l'Histoire serait terminée , que le débat citoyen ne sert plus à rien , ou bien que la démocratie délégataire républicaine serait le nec plus ultra de la démocratie, l'horizon indépassable ...
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- la démocratie est une praxis, un processus toujours à perfectionner , le contraire d'un mètre-étalon figé
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- l'émancipation de la démocratie , l'action pour de nouvelles conquêtes démocratiques ont pour but d'augmenter la capacité d'intervention du citoyen . Ce n'est donc pas assimilable au seul droit de " discuter" . L'enjeu est de créer de nouvelles procédures élargies pour les citoyens , et permettant de transformer la réalité sociale et politique : dans les quartiers , les campagnes , l'usine et le bureau , le lycée et l'université , etc...
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- l'enjeu consiste à ne pas cantonner l'intervention des citoyens à des question marginales ou anecdotiques , mais de les ouvrir surtout aux questions sociétales centrales ( partage des richesses produites et travail , urbanisme , politiques éducatives , transports , etc... ). l'échec relatif des conseils de quartier est souvent du au fait qu'il ne s'agit que de "participer " à des décisions déjà prises ou à des cadres déjà fixés par les experts technocratiques , dont le rôle devient hégémonique dans les politiques publiques
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- augmenter la puissance démocratique du peuple c'est aussi créer les conditions de l'émergence de savoirs collectifs neufs , de libérer des imaginaires individuels et collectifs ( référence à la pensée d'Edouard Glissant )
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- il y a donc de nouveaux espaces , de nouvelles temporalités , de nouvelles procédures à concrétiser pour que cette émancipation puisse devenir tangible ( témoignages d'habitants du quartier , déçus , qui aimeraient que Les Métallos joue un rôle plus important dans cette perspective à l'avenir, par exemple... ) .
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Les participants à cette table-ronde se réjouissent de l'initiative de cette journée du 2 mai . Ils sont convaincus également que le temps des colloques sans lendemain doit être révolu car insuffisants au regard des défis à relever. Ils proposent donc que cette première rencontre soit prolongée à l'avenir , sous des formes à  débattre démocratiquement . Ils suggèrent par exemple que se mette sur pied une démarche qui pourrait à terme déboucher sur des " Etats généraux de la transformation sociale " , convaincus qu'ils sont que se tentent de multiples expériences ici et là dans le champ de pratiques nouvelles de démocratie ( altermondialisme , associations , syndicats , forums sociaux , internet , recherche-actions , etc...), modestes ou plus grandes , mais qu'elles restent trop isolées ou morcellées ,  et qu'il serait politiquement très productif d'en faire l'inventaire et la promotion comme alternative sociale ...
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( synthèse faite par Marc Lacreuse )
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